Petit résumé:
vent:                        4 à 6 beaufort
mer:                          plate
météo:                      beau
vitesse max:               15 Noeuds
distance parcourue:     21 miles
galères:                     tenir l'écoute est physique
bivouac:                    *
                               Sur la plage aux mégots
                             

Récit illustré:

Le Mistral est toujours là.

La leçon d'humilité d'hier est entendue. Aujourd'hui, nous sommes légers et réticents à user du taquet d'écoute. Tout le matériel non indispensable à la navigation est débarqué. L'idée est de tirer des bords le long de la plage à la façon des catas. Le gréement est capable de nous envoyer tous les trois à la flotte sans se briser, on peut donc tirer sur la bête l'esprit tranquille.

Les conditions ne sont pas loin d'être idéales. La mer est plate. Les rafales sont fortes. La météo parle d'un force 6.

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A 2 sur le flotteur et le gars à l'écoute assis dans le trampoline, les pieds en appui sur la poutre, on est prêts pour tenir les m² dans les risées. Le flotteur sort de l'eau de temps en temps. On n'est pas encore assez bons pour le maintenir juste au-dessus de la surface. Mais ça va vite. Ca fume. Le chandelier avant prend des litres et des litres dans la face. 

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C'est génial. En performance, on est entre les hobbies 16 et le hobbie 18. Tous avec 3 personnes à bord. Mais pas tous avec l'apéro embarqué.

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Le pique-nique à l'abri, au sud de la plage, avec les stagiaires de l'UCPA est sympa. On se rend bien compte que notre statut change. Nous ne sommes plus les marins d'eau douce avec le beau bateau bizarre. Nous sommes devenus les marins d'eau douce avec le prao qui marche bien et qui remonte le vent.
Ce à quoi on ajoute, pour la frime: "et sans gouvernail"

Ca a été une super journée à faire les malins en longeant la plage, loin des vagues, à toute berzingue.

C'est un regret maintenant de ne pas s'être plus frottés aux éléments. On aurait pu essayer de passer le cap de l'Esterel, ou descendre sous le vent, plus au large dans la rade d'Hyères.

Pour tenter de défendre notre honneur: on peut mettre ce manque de curiosité, voir cette lâcheté, sur le dos d'une réticence à tenter le diable en fin de vacances, cumulée à une grosse envie de profiter du vent offert.

Un GRAND MERCI à Abdallah le moniteur pour les images depuis le bateau moteur. Ce serait un plaisir de t'emmener à bord.

 

 

 

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