Petit résumé:
vent:                        4 à 6 beaufort
mer:                          plate
météo:                      beau
vitesse max:               13,2 Noeuds
distance parcourue:     1,3 miles
galères:                     mains brûlées par l'écoute, dessalage, duvets mouillés
bivouac:                    *
                               Sur la plage aux mégots
                             

Récit illustré:

Le Bosco est parti hier.

Fish, lui, est arrivé. Le mistral aussi. Ca souffle fort de l'ouest. Vent de terre. L'eau est plate. A bord des Zobbie Cat 16: 3 adultes, 1 ris et ça file. Il y a même quelques dessalages. Le mono de kite de l'UCPA revient du large. Ca tartine. Plus de 20 noeuds. Il va falloir les tenir nos 12 ou 14m². On fait moins les malins. Pas question de partir à l'aventure, on va tirer des bords le long de la plage. 

On mange, on charge et c'est parti.
Il y a de sacrées rafales. Ca grince et craque. 2 personnes sur le flotteur, 1 en appui sur la poutre. C'est lui qui gère l'écoute. Malgré ce couple de rappel, on doit choquer dans certaines risées. Je surveille le mât mais il a l'air de tenir. C'est impressionant.

Dans une risée, l'écoute me file entre les doigts. Je sens bien de la viande qui l'accompagne. Bobo.

On shunte. Ca ne va pas trop mal. Les points faibles habituels restent des points faibles mais dans la baston, ce n'est pas pire. On verra une autre fois pour les vagues. 

On repart. A la 2 ou 3e risée, on gîte plus que d'habitude. L'écoute reste coincée au taquet. D'en haut, sur le flotteur, je vois le gréement dans l'eau. Pas le choix, je saute dedans en me faisant léger. Enfin, autant que je peux. Le flotteur tombe rapidement derrière moi.

Tout le monde va bien. On détache tout ce qu'on peut: va-et-vient et pied de mât au travers du trampoline, hauban au vent. 
On dérive très vite. 
Le bout de remorquage est attaché à la cadène au milieu du flotteur. On s'y suspend tous les trois depuis la coque. A la 2e tentative, on ressale. Le mât est coincé dans le bastingage, le reste du gréement est dans l'eau. Rien n'a pété mais c'est un beau bordel. Pas le temps de mettre de l'ordre à la vitesse à laquelle on dérive. On libère la drisse, pose le mât sur le pont, hisse la voile à bord et on s'empresse de pagayer face au vent.
Et là... c'est dur. Il faut appuyer copieusement pour ne pas reculer.

Leçons pour la prochaine fois:

  • refaire l'étanchéité des hublots pour éviter d'embarquer des dizaines de litres d'eau
  • essayer de ressaler avec le mât en place. pied de mât attahé et va-et-vient frappé.
  • attacher la bouteille d'eau au trampoline avec un mousqueton
  • prévoir un grappin ou une ancre flottante pour limiter la dérive ?
  • bien fermer les sacs étanches (ça fait déjà 2 fois)
  • ne plus oublier les gants
  • hors manoeuvres, continuer de libérer le hauban sous le vent (= les bastaques avec notre super nouveau système) pour ne rien casser.

Le soir, le vent ne s'arrête pas. Au bivouac on mange pas mal de sable. 
Les canadairs s'entraînent à écoper dans la baie. Le vent va durer.