Petit résumé:
vent:                        0 à 3 beaufort
mer:                          houle < 0.5m
météo:                      beau et chaud
vitesse max:               6 Noeuds
distance parcourue:     15 miles
galères:                     la pluie et le montage de tente en pleine nuit
bivouac:                    **
                               Le bivouac est interdit sur Port-Cros. On dort sur trampoline, amarré au ponton à quelques mètres de l'île.
                             

Récit illustré:

En guise de gymnastique matinale, on fait un peu de chasse sous-marine. Sans conviction, mais le vrai but n'est pas de ramener à manger. Les rochers couverts de verdure sont jolis, il y a bien des poissons mais trop petits.
Départ dans la pétole. On passe le cap à la pagaie, direction Port-Cros. Heureusement, qu'un souffle d'air prend rapidement le relais.
Un malheureux maquereau à peine maillé a la mauvaise idée de mordre à la traîne peu de temps avant notre entrée dans le parc de Port-Cros. En quelques minutes il est transformé en sashimis et avalé. On a eu de la chance: il y avait de la sauce soja à bord.
Un couteau particulièrement bien affûté serait un plus. La chair de maquereau tranchée est plus appétissante que la chair écrasée.
On accoste au ponton de l'île de Bagaud. Réserve intégrale. Débarquement interdit. C'est pas grave. On prend le pique-nique à bord. Sous l'eau, on voit bien qu'il s'agit d'une réserve. Il y a beaucoup plus de poissons, beaucoup plus gros, beaucoup plus variés. Pareil pour les coquillages et la flore. Ça fait plaisir de voir de la vie. Il n'empêche qu'il traîne pas mal d'immondices au fond de l'eau, même ici.
Après la pause, on repart au près dans le chenal entre Bagaud et Port-Cros. Le vent est faible, changeant en force et en orientation. On gagne sur le vent mais une dérive serait appréciée.
Un Zodiac du parc naturel vient à notre rencontre. On les rassure: nous n'avons pas mouillé dans la zone interdite. Puis, intrigués ils posent des questions sur le bateau. C'est la première fois qu'ils voient ce type d'embarcation. Ils suivent notre progression et nos manoeuvres un moment avant de retourner bosser j'imagine. Ca a l'air sympa comme job. En tout cas l'usine est belle.
Au sud de l'île, c'est carrément mou. On aurait bien fait d'autres pauses plongée mais vu le temps qu'il nous faut pour atteindre un premier abri, il vaut mieux ne pas trop s'arrêter. 

 

Avoir un look atypique n'a pas que des avantages. Souvent nous sommes approchés par de gros blaireaux à moteur qui ne prennent même pas la peine de ralentir. Ca fait toujours plaisir au matelot qui fait la sieste sur le trampo de se faire réveiller par une vague glaciale et scélérate.
Au passage près de l'ïle du Levant, on va voir pour se poser sur la plage. Mais elle est toute petite et noire de monde. On se rabat sur Port-Man sur Port-Cros. Le bivouac est interdit sur l'île. On installe donc le campement sur le bateau à 3m de l'île, amarrés au ponton. C'est l'occasion de discuter avec quelques plaisanciers qui viennent se promener à bord après un voyage risqué en annexe surchargée. Encore une fois, des voileux aguerris découvrent quelque chose de complètement nouveau.