Petit résumé:
vent:                        2 à 0 beaufort
mer:                         très calme
météo:                     beau et chaud
vitesse max:              4,6 Noeuds
distance parcourue:    8,5 miles
galères:                    la pétole, le soleil qui cogne, le passage de voile aux shunts.
bivouac:                   **
                              sur une plage de Porquerolles déserte le soir.

 

Récit illustré:


12h15. C'est le grand départ. On file à 3,5 Noeuds au prés, chargés comme des ânes.

Voici un petit aperçu en vidéo de la navigation de cette journée.

Un très gros yacht propulsé à pas loin de 20 noeuds passe pas loin de nous. En consommation, ça doit ressembler à ce qui est nécessaire à la moitié des Grenoblois dans les bouchons du matin... Mais c'est plus marrant. Enfin, pour celui qui est dedans.
Pour nous, ça a été l'opportunité de faire un essai de vagues.

gros yacht

Dans les vagues, le flotteur se plante un peu et fait loffer le bateau. On se recule pour abattre. Avec le vent qu'on avait, pas de quoi s'affoler. 

Sous le vent de l'île, c'est très changeant et c'est du près à chaque fois. Le dernier bord est successivement à la voile, à la pagaie, à la remorque derrière le sympathique trimaran de voilesaularge.fr

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Echouage dans la baie d'Alicastre sur Porquerolles. Eau transparente pour la baignade et promenade sur un sommet voisin. On contemple la côte de l'autre côté. Ce n'est pas propice à l'échouage pour ce qu'on en a vu. Superbe vue sur Port-Cros un peu plus loin. Le pied.

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Bilan de la journée:
sans vent, c'est un peu long. On avait l'impression d'avancer moins bien que les croiseurs. Les boules. Chargés et, finalement, sous-toilés comme nous l'étions, il ne fallait de toute façon pas s'attendre à des miracles.

Une dérive pour le prés dans le petit temps serait appréciable. 

Les shunts étaient moches. Le gréement a trop d'amplitude et le point d'amure se trouve parfois à hauteur de visage quand on bascule le mât. En conséquence, il se coince dans le bastingage ou emporte une bastaque, une écoute, le va et vient. Ce n'est pas bon.
L'origine du problème est dans les bastaques, de longueurs fixes et donc trop longues pour les shunts. En navigation elles ne doivent pas être en tension quelle que soit la position du mât alors que lors des shunts, ce sont elles qui retiennent le géement. Vous verrez que dans quelques jours, on bricolera une solution martiniquaise excellente.

S'échouer sur la plage est vraiment sympa. Attention toutefois à se méfier de la marée. Avec 30cm de marnage, la Méditerranée peut emporter un bateau qui ne serait pas assez remonté.
Être à terre permet de profiter des lieux.
Malgré le sable, on dort bien à la belle étoile. Par contre, c'est une attention de tous les instants pour ne pas en mettre dans la nourriture et les boissons.